Exercer la médecine au Sénégal en 2010

Pour l’année 2010, les membres du conseil national de l’Ordre des Médecins souhaitent à toutes les personnes exerçant dans le secteur de la santé leurs meilleurs vœux de bonne année 2010, une excellente santé à tous.

L’exercice de la médecine en toute légalité au Sénégal requiert plusieurs conditions au terme de la loi sénégalaise n° 66-069 du 04 juillet 1966 relative à l’exercice de la médecine et à l’Ordre des Médecins et de la directive n° 06 CM/UEMOA relative à la libre circulation et à l’établissement des médecins ressortissants de l’union au sein de l’espace UEMOA.

* Etre de nationalité sénégalaise ou ressortissant d’un Etat ayant signé avec le Sénégal une convention impliquant le droit d’établissement réciproque des médecins nationaux dudit Etat ; les ressortissants des pays non francophones devront en plus justifier d’une connaissance suffisante de la langue française.

L’article 6 de la directive de l’UEMOA ci-dessus citée dispose « tout médecin ressortissant de l’union, régulièrement inscrit à l’Ordre National des Médecins d’un pays membre de l’UEMOA, a le droit de s’établir à titre permanent dans un pays membre de l’Union pour y exercer son art ».

* Etre titulaire soit du diplôme d’Etat sénégalais de Docteur en Médecine, soit d’un diplôme étranger, reconnu équivalent en application des dispositions en vigueur en matière d’enseignement supérieur, sur avis de la commission compétente de l’Oredre.

* Etre inscrit au tableau de la ou des sections de l’Ordre des Médecins correspondant au mode d’exercice de la Médecine autorisé par l’Etat du Sénégal.

Les docteurs en médecine appartenant au cadre actif du service de santé des armées sénégalaises et les médecins militaires étrangers servant au titre de l’assistance militaire sont dispensés de cette mesure.

La mondialisation oblige les pays ouest africains organisés au sein de l’UEMOA à rendre effective leur volonté d’association. Le début d’exécution de cette vision la profession médicale vectrice de tout changement social dans les communautés a été la première à accepter la libre circulation et le libre établissement de ses éléments dans l’espace commun. En cela elle a été un modèle suivi par d’autres corporations.

La mise en œuvre de la directive de l’UEMOA a été organisée par son département en charge de la santé.

Au Sénégal la carte sanitaire oriente les praticiens de l’espace qui souhaitent exercer leur art dans le pays vers les zones où l’accès géographique au médecin reste à améliorer.

Cet exercice de la Médecine dont il s’agit s’effectue dans le respect de la dignité et de la personne humaine.